Alors que dire d’une maison désordonnée ?

Reprenons le schéma corporel… Lorsque nous sommes perturbés, on se sent désordonner. 

La maison offre toujours une photographie de l’inconscient de ses habitants. Tout bonnement parce que l’on ne parvient pas à constituer d’espaces distincts, ni dans sa maison ni dans son esprit.

Le désordre peut aussi être passager : on traverse une période de conflits dans la maison, on ne prend pas le temps de « mettre les choses au clair » … Vous possédez, mais il n’y a pas de place pour l’objet.

 

Meubles et objets doivent trouver leurs fonctions, même si ce n’est que décoratifs !

Nous exprimons nos goûts, ainsi que nos besoins fonctionnels lorsque nous aménageons notre maison. Mais certains objets parlent aussi de notre mémoire en nous rappelant sans cesse notre passé, notre histoire familiale avec ses mythes, ses secrets, ses mœurs. Ils suscitent des affects très puissants : la possession nous renvoie à notre identité.

 

Dans certains cas, l’accumulation de meubles et d’objets est si importante que l’on peine à circuler entre les pièces : on empêche les mouvements comme pour ralentir le temps. A la fois refuge et vitrine où s’exposent nos goûts et nos valeurs.

Notre intérieur peut tout dire de nous, de nos relations avec les autres et avec nos souvenirs.

 

 

On comprend mieux pourquoi est-ce qu’un simple déménagement est un moment émotionnel intense. Le déménagement est un lourd processus, qui consiste à aller d’un dedans vers un dehors pour investir un autre dedans. Mais c’est un autre sujet…

Peggy DYEVRE 

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