Pourquoi a-t-on du mal à se séparer de certains objets ?

Focus en 3 épisodes, aujourd'hui épisode 2

Quel profil d’accumulateur êtes-vous ?

 

Les souvenirs ne sont pas les seuls liens, qui nous attachent aux objets, moins lourds symboliquement.

Évidemment, ces liens peuvent se croiser. Vous pouvez garder des objets qui nourrissent de nombreux liens affectifs avec de nombreux souvenirs, tout en conservant aussi d’autres sous prétexte qu’ils serviront un jour. Une dernière précision, il n’y a pas d’âge pour devenir un accumulateur…

 

Valérie Guillard, maître de conférences en marketing à Paris Dauphine et co-autrice de Boulimie d’objets (de boeck, 2014), a consacré sa thèse aux accumulateurs. Elle décrit quatre natures de liens différents :

  1. Le lien affectif qui questionne la mémoire et l’identité. Par exemple, un petit caillou, qui fait penser à quelqu’un, une rencontre…
  2. Le lien économique : on ne se débarrasse pas d’un objet qui a coûté cher, alors qu’il ne vaut plus rien maintenant (nous ne sommes pas ici dans la spéculation),
  3. Le lien social : on garde dans le but de donner l’objet à quelqu’un. On se dit par exemple : “quand mes enfants partiront, ils le prendront”. Sauf que généralement, les enfants n’en veulent pas.
  4. Le lien instrumental, avec sa formule : “ça peut toujours servir”. Cela concerne les gens qui croient qu’un jour, ils en auront l’utilité, alors que c’est très rare.

Peggy DYEVRE 

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