Arguments des bordéliques versus coach en rangement : le match commence !

Le « bordel » assumé est revendiqué comme une source de joie par Jennifer McCartney, dans son livre « La joie d'être bordélique » (éditions Mazarine). C'est aussi une forme de rébellion adulescente exprimée après avoir grandi en entendant : « Range ta chambre » !

 

La résistance s’organise chez les accros au « foutoir » et s’arment souvent des arguments suivants avec réponse du coach, qui accompagne en douceur mais fermement (en italique) :

 

  • Cela rendrait plus créatif

Plusieurs études démontreraient que le « bordel » favorise les idées innovantes et le lâcher-prise. Autrement dit, réprimer votre tendance naturelle au désordre, c’est réprimé vos capacités d'imagination et de création…

Cela s'entend, mais accepteriez-vous d'avoir un cadre défini dans lequel votre créativité s'exprimerait de façon contenue et non intrusive pour votre famille ou vos collègues, voir les deux ?

 

  • Cela stimule l'efficacité au travail

L’argument favori des adeptes du bazar est cette phrase prononcée par Albert Einstein « Si un bureau en désordre est le signe d'un esprit en désordre, alors de quoi un bureau vide est-il le signe ? ».

Il aurait pour conséquences de favoriser la concentration, de stimuler les neurones, diminuer son stress puisque l’on ne se tracasse pas de savoir où se trouve telle ou telle chose… Enfin, il serait un booster d'ego, lorsque le bordélique serait capable de répondre aux demandes, même dans ce fatras.

Il est vrai que si nous nous basons sur le personnage de Gaston Lagaffe, il retrouve toujours tout dans un capharnaüm de grande envergure. Malheureusement, cela ne se fait pas toujours sans conséquences pour son environnement. En équipe ou en famille, un minimum d'organisation et de rangement sont nécessaires... 

 

  • Cela protège

Au bureau, comme à la maison, le bordélique entretient le sentiment d'être le seul à pouvoir « contrôler » son environnement, ce qui est très rassurant et protecteur. C’est aussi un rempart très efficace contre l'intrusion des autres.

Ayez confiance en vous et acceptez de partager un peu de vous pour laisser aux autres de la place, leur juste place.

 

  • Cela rend vivant !

Dans l’esprit qu'une maison rangée, ordonnée rime avec absence de vie. Quelle angoisse ! La psychologue, Emmanuelle Rigon, le dit très bien : « Remettre une chose à sa place, c'est finir une tâche et, pour certains, cette finitude renvoie à la mort. Tandis que la laisser traîner, c'est la laisser exister… ». Le psychanalyste Alberto Eiguer propose aussi cette interprétation : « Celui qui range tout systématiquement ne supporte pas le contact avec les objets qui l'entourent. Il préfère garder à distance la sentimentalité qui le lie à eux. » Conclusion : les bordéliques sont des bons vivants qui n'ont pas peur de leur chaos intérieur.

Malheureusement quand le désordre devient trop pesant et encombre votre vie dans chaque espace (tête et espace de vies), elles vous coupent des autres et de la joie de recevoir. Toute relation extérieure devient tendue, stressée et à courir après le temps. Un minimum pour pouvoir profiter sereinement, cela peut s'envisager. Non ?

 

  • Cela libère

Le bordélique pense que c’est un formidable vecteur de bonheur et une sorte d’anticonsumérisme en refusant les offres du marché du rangement. Il se réjouit de ce temps libéré pour profiter et non s’astreindre aux règles du rangement.

N'avoir aucune notion de ce que l'on possède, vous empêche d'ajuster à vos besoins votre consommation. Par conséquent, vous ne consommez peut-être pas dans le secteur du rangement, mais certainement dans d'autres catégories d'achats et vous accumulez... Au lieu de vous libérer, vous vous asservissez.

 

Et si nous cherchions le juste équilibre ensemble tout en respectant votre personnalité et vos besoins ?

Peggy DYEVRE 

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