Une décision est une résolution qui engage, une mécanique de précision.

Dessin - enviedentreprendre.com

Quotidiennement, dans notre vie privée et professionnelle, nous sommes amenés à prendre des décisions.

L’action de décider nécessite de choisir, tout en étant conscient que c’est aussi renoncer.

Nos choix sont composés de deux éléments : factuels et émotionnels. Ils évoluent et évolueront selon nos références , nos besoins et nos contraintes. Nos routines rassurantes sont parfois bousculées par des imprévus et des urgences à un rythme variable.

 

Pour assurer une bonne prise de décision, nous devons être attentif aux évolutions et aux conséquences physiques et morales qu’elles produisent. Raisonnablement, certaines décisions nécessitent de prendre le temps de faire une pause pour réfléchir et nous aider à clarifier la situation, autrement dit de se donner les moyens d’ajuster ou de changer de position.

Comme en mathématique, il faut s’obliger à poser le problème tranquillement et sereinement, afin d’évaluer les hypothèses et trouver la bonne solution.

 

Les étapes du processus de décision :

  • Identifier la problématique à résoudre,
  • Identifier les différentes options possibles,
  • Analyser les conséquences des différentes options et les moyens nécessaires,
  • Définir l’option retenue et la mettre en œuvre.

 

Néanmoins ce processus peut être enrayé, comme la prise de décision sous le coup de l’émotion, l’influence de tiers, le manque de connaissance ou d’information ou la procrastination. Enfin, certaines personnes se qualifient comme incapable de décider et préfèrent se résigner. Ils souffrent peut-être « d’impuissance apprise » ?

La théorie de l’impuissance apprise a été développée en 1975 par Martin Seligman, professeur de psychologie expérimentale.

D’après lui, une personne est dans un état « d’impuissance apprise » lorsqu’elle est persuadée de n’avoir aucune prise sur les événements. Elle adopte alors une attitude résignée et s’enfonce dans une forme de dépression puisqu’elle est démotivée, frustrée, abattue et une vision négative d’elle-même. On qualifie cet état « d’impuissance apprise », car il peut se généraliser à des situations dans lesquelles l’action de la personne aurait pourtant pu être efficace.

 

Nous pouvons tous ressentir ce type de phénomène. A terme, cela impactera directement notre confiance en nous et diminuera notre propension à réussir. Un cercle vicieux alors s’installe , dans lequel nous nous pensons incapable de nous améliorer ou de réussir face à des difficultés que nous estimons insurmontables. Nous nous enfonçons dans l’échec et la dépréciation de soi. Sentiment qui sera exacerbé en voyant les autres réussir, là où nous échouons.

 D’où l’importance de rester maître de soi, de son temps et de son espace. Pour commencer, il est essentiel d’adopter une attitude bienveillante et de garder à l’esprit que tout le monde peut apprendre de ses erreurs !

Bref de faire le tri, de sélectionner et d’organiser selon ses besoins et contraintes.

 

 Exemple d'une expérience sur « l’impuissance apprise » :

Récemment, une psychologue américaine, Clarisse Nixon, a fait le fait le « buzz » en menant cette expérience auprès de ses élèves :

Chaque étudiant avait reçu une feuille sur laquelle était écrits 3 mots. Chaque mot était une anagramme. Les étudiants devaient lever la main après chaque résolution d’anagramme.

Pour le premier mot, seule une moitié des étudiants avaient levé la main, idem pour le 2 ème  et le  3ème mot, laissant à chaque fois l’autre moitié des étudiants dépités.

A la fin de l’expérience, la psychologue leur a dévoilée le subterfuge : elle avait distribué 2 listes différentes. Dans la première, les 2 premières anagrammes sont faciles à résoudre, tandis que dans la seconde liste, les 2 premières n’avaient pas de solution. Seule, la 3 ème anagramme était la même dans les 2 listes, donc facile à résoudre.

En voyant certains étudiants réussir à répondre facilement et rapidement, les étudiants du groupe ayant échoué se sont sentis : « stupides », « confus », frustrés ». Etat renforcé, quand ils ont entendu leur professeur dire que l’exercice était facile. L’état est alors qualifié « d’impuissance apprise ».

Pour voir la vidéo « Comment induire l’impuissance apprise » https://www.youtube.com/watch?v=j9I95BJsINc

Peggy DYEVRE 

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