Le marché de la bonne conscience dopé par les détox !

Avec l'émergence des marchés de seconde mains ou des tendances culpabilisantes et moralisatrices, on peut légitimement se poser la question suivante : le capitalisme ne serait-il pas le plus écologique et premier adepte du zéro déchets ?

 

Une question provocatrice pour essayer de donner un axe de réflexion plus apaisé sur les faux-semblants de l'économie collaborative. 

Prenons le marché de la mode : nous savons que la "fast-fashion" est l'une des plus grandes causes de pollutions (20% des rejets d'eaux usées et 10% des émissions de CO2). Certaines enseignes spécialistes de cette activité ont été des précurseurs dans la formalisation d'offres de récupération de vieux vêtements rétribués en bon d'achats ou ristournes. 

L'appli hype "Vinted" adulée par les 18/45 ans apprécie les profils hyper-connectés et utilise l'argument dans son slogan publicitaire "tu ne le portes plus, vends le". Allez faire un tour sur l'appli, vous serez sidéré par le nombre d'articles neufs issues des enseignes "pro fast-fashion"... Un autre slogan me vient spontanément à l'esprit : "Pourquoi l'as-tu acheté ?".

On nourrit le second marché après avoir gavé le marché source. C'est un double effet de consommateur, car ce second marché utilisera beaucoup de CO2 entre la consultation numérique et l'acheminement.

 

Un introduction qui ne veut pas mettre au banc des accusés le marché de la seconde main, mais plutôt entamé une réflexion qui se veut responsable dès la formalisation de l'envie et du besoin d'achat.

Ensemble réfléchissons vraiment au monde de demain, librement sans culpabilité et sans injonction.

Peggy DYEVRE 

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