Le temps coule et s'écoule, à vous de gérer le débit

Le temps file, le temps défile, le temps nous échappe et le temps s’arrête. Un temps pour tout, pour rien pour quoi ou pourquoi ?

Durant cette période de confinement, nous avions enfin le temps de rester à la maison, de ralentir pour partager, passer du temps avec les personnes composant notre sphère intime ou redécouvrir notre être sans ce lien social et cette frénésie d’activité.

 

Douce réalité pour certain, tandis que d’autres ont vécu une descente aux enfers en voyant la jauge temps s’affoler et de couleur rouge en permanence. Puis ce fut le temps de la liberté sous réserve de respecter les nouvelles règles. Une libération progressive des interdictions  ressentie comme des punitions, une situation infantilisante. On en a marre ! On veut faire ce que l’on veut, quand on veut avec qui on veut sans perdre de temps, sans attendre.

 

Pourquoi est-ce que notre rapport au temps est si conflictuel et menace toujours notre équilibre ?

« Saint Augustin disait que tout le monde croit savoir ce qu'est le temps, mais dès que l'on demande de le définir, personne ne sait plus. » Une piste ?

Non. Une introduction aux deux principes du temps :

  • Physique, c’est le temps qui passe. De géométries variables concrètes, il est composé d’un passé (notre mémoire), d’un présent et d’un futur (nos projets et espérances).
  • Psychologique, la durée. Nous sommes plus dans le domaine de l’humain et du ressenti. Ce principe révélant ce qui nous a construit, ce que nous sommes aujourd’hui et ce à quoi nous aspirons.

 

Dans plusieurs de ses ouvrages, le philosophe Henri Bergson explique très bien la distinction entre ses deux notions et vous donne les clés pour accepter de ressentir l’impact du temps selon le contexte et la durée.

Quelques exemples très simples comme :

  • L’ennui qui aurait tendance à rendre la perception du temps plus longue,
  • Le plaisir, la joie, les obligations… autant d’accélérateurs temps bons ou mauvais selon le cadre.
  • Les regrets qui alourdissent et ralentissent dans la plupart des cas.

 

Il est temps de prendre conscience que nous percevons, subissons le temps selon l’être que nous sommes et la place que nous donnons aux événements ou aux objets qui nous entourent.

Vivre dans l’urgence ou le retard systématique est épuisant, sans zone de décompression et vous mène droit à l’explosion.

Vivre dans l’imprévu ou l’incertitude est déstabilisant et peu rassurant pour construire sereinement.

 

Conclusion, nous adoptons un rythme de mouvement différent selon la perception de l’action que nous vivons. Nous ne mesurons pas le temps de la même façon selon le contexte.

Je ne vais pas vous exposer une théorie sur le plaisir de ne faire que ce qui vous plait. En revanche, je vous propose un temps de réflexion afin de prendre conscience qu’il est plus facile de maîtriser le temps en apprenant à écouter, comprendre vos ressentis avant d'agir. Etape clé qui vous permettra de sélectionner vos besoins, puis de procéder aux  changements pour trouver le point d’équilibre.

Il faut savoir qu’Henri Bergson et Einstein ont eu l’occasion de se rencontrer, ce qui propose un axe de progression intéressant, quel que soit votre situation.

Peggy DYEVRE 

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