Identification des résistances au changement

Evoquer le simple mot « changement » suscite toujours beaucoup de sentiments, d’intensités variables et paradoxaux. Nous pouvons dire que ce mot ne laisse jamais indifférent. C’est d’ailleurs peut-être ce que vous éprouvez ?

 

L’objectif ici est de vous expliquer comment reconnaître les freins aux changements et identifier clairement les phases de résistances que nous pouvons développer, afin de se donner les moyens d’agir. Vouloir ne veut pas dire pouvoir, si on ne commencer pas par avoir les clés permettant de comprendre.

 

Comme nous avons pu le lire en introduction, le changement provoque de multiples ressentis, plus ou moins intenses. Il peut-être vécu comme une injonction, un besoin, un conseil ou une envie.  Il  provoque alors le rejet. Sentiment bien naturel, si l’on suit ce principe.

La conséquence est qu’il n’influence pas de la meilleure des façons nos capacités à absorber ce besoin, cette contrainte, parfois cette nécessité. Ces freins au changement trouvent leurs racines dans notre histoire, mais aussi nos expériences. Au fil des années, elles ont nourri notre rapport à ce mot et cela dans toutes nos sphères de vie de façon positives ou négatives, personnellement, puis professionnellement et plus récemment, dans un sens plus large, notre lien avec notre environnement. C’est la raison pour laquelle nous n’accueillons pas forcément tous de la même façon cette invitation à sortir de notre zone de confort, voir nous la rejetons.

 

Pourquoi changer ?

Nous avons su développer bon nombre de résistances qui sont couramment appelés des freins. Elles prennent différents aspects et sont plus ou moins facilement reconnaissables. Elles nous retiennent confortablement ou pas, mais nous retiennent ! Insidieusement, elles peuvent même s’additionner et aboutir à une totale paralysie. Question retenue, on ne peut guère faire plus élaborée.

 

En route vers le changement

Je vous propose de commencer par les nommer, afin de nous permettre de les identifier, de les comprendre. Ainsi reconnus, nous n’aurons plus qu’à les déjouer tranquillement.

 

Les freins au changement sont :                  

  • La peur de l’échec,  
  • De ne pas être à la hauteur,
  • De l’ampleur,
  • De l’inconnu,
  • Besoin d’être rassuré
  • Dans l’attente d’un déclic ou d’un signe.

Si nous reconsidérons chacun d’eux, on arrive à désamorcer notre relation à ces différents freins.  

 

Prenons le premier, « la peur de l’échec ». Ne pensez-vous pas que c’est une étape normal pour apprendre? Réussissons-nous tout le temps nos plats ? Non. C’est même très positif, puisque cela nous permet de rester vigilant. Ne focalisez pas votre attention et votre énergie sur l’échec, mais sur le fait que cela fait partie intégrante du processus d’apprentissage.

Passons au second frein, « la peur de ne pas être à la hauteur ». Il semble légitime d’être effrayé par de nouveaux défis. Finalement, ils ne sont que de beaux et nouveaux challenges. Avoir peur nous permet de stimuler nos performances et c’est plutôt encourageant. Mais cela peut aussi se faire en ayant échoué. Cela peut même encore plus encourager à persévérer.

Les autres freins mettent en avant que dans certains cas, il peut être intéressant de ne pas rester seul, de se faire aider ou conseillé pour réussir ou pour mettre toutes les chances de son côté.

 

Néanmoins, cet article serait incomplet si je n’abordais pas  les phases du cycle des émotions liées au phénomène de résistances au changement. Cette compréhension vous permettra de lever ou contourner les différents freins et passer librement au changement qui vous feront du bien ou tout au moins gérer plus facilement les imprévus.

 

Différents modèles de cycles d’analyse de changement existent. Généralement centrés sur le processus et moins sur l’identification des émotions. Ils seront certainement évoqués dans de prochaines articles. Ils sont tout aussi intéressant à étudier et à mettre en œuvre. Les connaissez-vous ?

  • Celui de Kurt Lewin qui a décrit un processus simple en trois étape,
  • Le modèle transitionnel de Bridge,
  • Celui de James Prochaska et Carlo DiClemente, appelé modèle transthéorique du changement,
  • W.C. Howell
  • John Kotter

Aujourd’hui, j’aimerai attirer votre attention que le processus mis en évidence par Elisabeth Kübler Ross, appelé le cycle de deuil. Il présente les différents mouvements actifs et passifs d’une personne tentant notamment d’éviter le changement.

 

Ce cycle est composé de 5 phases. Il est important de noter que ces phases ne suivent pas forcément cet ordre précis. Elles peuvent s’inverser ou ne pas être vécues. C’est véritablement selon les individus. Mais voyons les détails de chacune de ces phases :

 

La phase 1 est celle du déni

Il nous semble parfois plus facile de faire comme si de rien n’était et refusé de regarder la vérité en phase, afin d’éviter de devoir prendre conscience qu’il faut agir, qu’il faut changer.

La phase 2 est celle de la colère et de la révolte

C’est la phase du choc, qui peut prendre différente teinte, comme un sentiment d’injustice. Néanmoins, c’est une étape nécessaire. Celle de la juste expression de sa colère contre soi, contre les autres, la situation, les circonstances.

La phase 3 est celle de la dépression et de la résignation 

L’individu réalise qu’il n’a pas les compétences pour supporter le changement. Il faut veiller à ce que l’émotion reste de mesure raisonnable. Un accompagnement peut-être nécessaire.

Cette phase de la prise de conscience est à fort impact émotionnel et ne doit pas être négligée ou minimisée.

La phase 4 est celle du marchandage

Afin de diminuer les pertes attendues ou supposées, c’est l’étape ou l’on essaye de négocier, afin d’atténuer la douleur de la perte et surtout d’éviter le travail du deuil.

La phase 5 est celle de l’acceptation et de la pleine intégration du changement

Bénéfique, elle est aussi l’étape ou il faut veiller à consolider le changement accepté et intégré. 

 

Vous avez maintenant les bases pour identifier les freins au changement ainsi que les cycles émotionnels qui nourrissent les résistances.

Néanmoins, n’hésitez pas à approfondir le sujet, pourquoi pas en relisant cet article, en travaillant les sources. Bien entendu je reste à votre écoute.

Peggy DYEVRE 

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