Trier, désencombrer, posez-vous les bonnes questions

Lorsque nous souhaitons nous lancer dans une opération tri et désencombrement, nous sommes rapidement confrontés à nous-même. Notamment à nos réactions conditionnées par notre enfance, notre expérience et nos milieux sociaux culturels présents et passés, bref nous devons résoudre et dépasser nos limites.

Nous ne sommes que des êtres humains face à une montagne d’objets qui nous retiennent, qui nous font nous souvenir d’un temps passé. C’est confortable, rassurant, mais dommageable pour entretenir curiosité et découverte du monde qui pourrait stimuler notre créativité.

Nous devons, seul, nous décider à entreprendre, à choisir, à renoncer pour nous libérer et nous laisser grandir. Lâchez la main des souvenirs qui vous retiennent.

 

La puissance du « moi »

« Je garde… , oui mais … Cela peut toujours servir… C’est dommage de gâcher…

Pas le temps… Pas le courage… Je ne sais pas comment faire ».

 

Nous avons là un bel échantillon représentatifs des quelques beaux spécimens de freins, de questions, d’idées ou d’excuses classiques qui ralentissent nos projets de tris et de désencombrement personnels et ou professionnelle.

 

Sont-elles bénéfiques ou non ?

Elles le seront et sont incontournables pour soi. Elles sont sources de renouvellement et de libération pour la simple raison qu’elles vont vous inviter à reconsidérer les pressions issues des injonctions reçues par notre éducation. Injonctions, elles-mêmes conditionnées, voir aliénantes, de nos milieux socio-culturels. Selon nos évolutions, elles se confirment ou s’infirment à travers nos expériences. Un véritable combat à mener !

 

Comment dépasser ces ritournelles au prime abord limitantes ?

Lorsque l’on parle de dynamique, on sous-entend mise en mouvement. Un objectif est la mise en place d’un processus clairement défini comportant des étapes qui s’inscrivent dans un système de planification simple. Que votre objectif vienne de vous ou qui s’impose à vous. Cette étape, imposée ou pas, doit-être correctement paramétrée. Elle formalisera l’ensemble des conditions qui influenceront, osons le dire qui garantiront la réussite du projet grâce à l’atteinte de l’objectif.

 

Tout commence par cette question : c’est quoi un bon objectif ?

Un objectif commence par une vague idée, qui se transforme en but. Il sera pleinement qualifiable d’objectif lorsqu’il sera clair, précis et quantifiable et intégrer dans le temps. Pour vous aider, voici les questions complémentaires à se poser pour baliser les étapes :

  1. Que souhaitez-vous ?
  2. Pourquoi ?
  3. Dans quel délai ?

Que souhaitez-vous vraiment atteindre comme taux d’encombrement ? Cette démarche s’affiche dans quel projet de vie ? L’ensemble de ces points composerons le cadre. N’hésitez pas à compléter par la notion d’évaluation des bénéfices réels que vous pouvez en retirer, ainsi que pour vos proches. Prenons un exemple : si vous gardez au cas où. Il est fréquent de constater que l’objet en question n’est pas utilisé fréquemment, voir jamais. En revanche, il est conservé un hypothétique besoin à court terme (pour les profils à tendance mauvaise foi), moyen ou carrément long terme.

 

On oublie souvent que l’objet peut accuser le temps qui passe… Il peut se détériorer et devient inutilisable. Il peut aussi devenir complètement obsolète. Là encore, j’ai un très bon exemple : « qui peut encore lire une disquette 5 pouces ? » Je suis désolée pour les plus jeunes lecteurs de cet article, qui ne comprendront même pas de quoi nous parlons …

Grâce à cet exemple, vous comprenez que votre prévoyance ou votre volonté de ne pas gâcher sont louables, mais ne sont pas très utiles, un peu comme l’objet. Pire encore, elles aboutissement à de la frustration en ajoutant cette idée perfide « si j’avais su ». Alors garder ou pas doit être complété par est-ce utile ou pas ? C’était le pourquoi.

 

Passons à l’étape de la planification :

Dans quel délai devez-vous réaliser cet objectif ? Y-at-il un délai que vous avez identifié et catégorisé comme « idéal » ? Bien entendu, vous devez tenir compte de vos diverses obligations et contraintes. Là encore, prenons l’exemple d’un lieu de vie à désencombrer dans le contexte de restrictions actuelles. Ce n’est pas toujours simple étant donné que vous pouvez avoir plusieurs contraintes qui se cumulent : télétravail, enfants … Sans oublier que bon nombre d’associations pouvant apprécier vos dons ne sont pas forcément ouvertes ou en capacité d’accueillir correctement vos objets.

 

Enfin, apprenez et travaillez chaque détail de la mécanique du tri et du désencombrement :

  • Pensez à vous ménager des temps de pauses, afin d’éviter tout phénomène d’épuisement, qui peuvent aboutir à l’abandon du projet. Ce serait dommage à bien des niveaux, comme l’estime de soi et la confiance en soi. Tout le monde est en capacité de trier, il faut juste apprendre à repérer le bon moment. Penseriez-vous à faire un marathon avec une jambe dans le plâtre ?
  • Evitez, voir rejetez fermement toute forme de procrastination. Remettre à demain est dévalorisant pour son estime de soi. Certes c’est un art de vivre qui revendique le « savoir prendre le temps », mais vous m’accorderez que la vie est faite de délais ou d’une succession subtile de cadres temporels : une journée fait et fera toujours 24h. Prenez le temps d’analyser les raisons de votre procrastination.
  • Ecoutez-vous. A ce sujet, permettez moi de vous partager quelques remarques tirées de mon expérience lors de mes accompagnements clients. Selon la surface ou la catégorie des éléments à trier, il n’est pas rare que la fatigue pointe le bout de son nez lors d’une séance de tri et de désencombrement. Mon client devient grognon. Certaines personnes bougonnent, voir deviennent franchement de mauvaise humeur. Il est temps de penser à faire une pause régénératrice, de clôturer la séance ou de changer de sujet, afin d’éviter tout abandon.
  • Relativisez. Le tri et le désencombrement ne sont qu’une étape afin de participer à la réalisation d’un plus grand objectif. L’essentiel est de garder le cap et de minimiser pour rester motiver.

Le plus important est de se libérer de tout ce qui pourrait entraver votre bonne progression, tout en étant conscient des étapes incontournables heureuses ou plus désagréables, comme le questionnement qui bouscule. Transformez-vous en chef de projet de votre vie.

Peggy DYEVRE 

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