Gestion temps et gestion du stress à l’approche d’une échéance

Il est normal et plutôt bénéfique de ressentir du stress à l’approche d’une échéance. Il agira comme un stimulant auprès de vos facultés d’attention, ce qui augmentera vos performances.

A l’inverse, le stress non canalisé se révèle contre – productif, source d’anxiété vous empêchant de vous concentrer, de dormir, etc.

 

Comment conserver le stress comme énergie positive ?

Rationnellement, se souvenir des fondamentaux de l’organisation :

  • Un objectif clairement défini
  • Des priorités identifiées
  • Une planification qui structure votre organisation temps
  • Un suivi
  • Des ajustements.

Mais surtout par la connaissance de soi, de son rapport au temps impactant votre façon de vous organiser.

 

Naissance du stress

Dès notre plus jeune âge, nous sommes soumis à une certaine forme de pression de performer en rapport avec nos apprentissages. Enfants, nous percevons l’anxiété et commençons notre apprentissage de l’impact de la gestion temps versus nos résultats.

Le stress devient stimulant ou paralysant.

 

Commençons par la connaissance de soi, qui nécessitera une période d’observation de ses comportements, de ses réactions en situation de gestion temps. Une fois situé, vous serez en mesure d’adapter vos façons de faire à VOTRE réalité personnelle. Cette démarche peut également vous aider à vous recentrer sur vos véritables objectifs.

Prenons deux exemples de profils qui abordent de façon opposée la gestion temps et l’organisation, mais finalement se rejoignent sur le résultat de non efficacité :  

  • Tendance perfectionniste : vous en faites trop et votre méticulosité vous entraine dans la spirale de l’anxiété à l’idée de ne pas être performant. Vos objectifs sont fixés hauts, très hauts, voir irréalistes.
  • Tendance procrastination  : Remettre à demain est votre « way of life », vous mettre en action relève de l’exploit.

 

Inverser la tendance

La procrastination court-circuite la motivation et amplifie le stress. Ce comportement est fréquemment observé dans le milieu scolaire.

Les étudiants qui ont tendance à procrastiner se caractérisent par le fait qu’ils préfèrent s’occuper à toutes sortes d’autres tâches que celles qui nécessitent leur prise en charge. Les études associent ce comportement de fuite à différents facteurs, dont une faible estime de soi, l’anxiété ou l’impulsivité. Ce comportement peut se poursuivre à l’âge adulte.

 

 

Les facteurs de déclenchements :

·       Le manque de confiance en soi

·       Le manque de motivation

·       Le découragement face à la tâche à accomplir

·       La sous-estimation du temps nécessaire pour accomplir la tâche

·       l’indécision

Les conséquences physiques ou psychologiques  :

·       Insomnie

·       Panique

·       Culpabilité

·       Diminution estime de soi

Pour agir :

·       Faites le point sur vos objectifs

·       Notez les délais

·       Fractionnez pour varier les plaisirs

·       Identifiez les moments de concentration facile dans la journée et dans la semaine.

·       Récompensez-vous

·       Faites des pauses

 

Le perfectionnisme, généralement considéré comme une qualité, devient un handicap par les tâches disproportionnés qu’il engendre pour essayer d’atteindre son objectif. La source est souvent dans la création de multiples fausses obligations qui amplifie l’estimation de charge de travail de façon intransigeante. Ce comportement est négatif, voir dangereux. La personne n’est jamais satisfaite, ne s’écoute pas, continue d’exiger encore plus. Cette forme de rigidité psychologique est gravement impactante et peut déclencher :

·       De l’autocritique

·       Des troubles de l’anxiété

·       Des troubles obsessionnels compulsifs (TOC)

·       De la panique

·       De l’insomnie chronique

·       De l’isolement

Pour agir :

·       Triez vos objectifs

·       Catégorisez vos objectifs

·       Notez les délais de réalisation

·       Rationnalisez votre organisation en paliers de progression pour concevoir raisonnablement vos étapes de réalisation

·       Eliminez le superflu

·       Apprenez à être satisfait de vos progressions et de votre travail accompli

·       Autorisez-vous à dire « non », pour arriver à tout gérer en apprenant  à faire des choix.

 

La solution est en vous

Au-delà des fondamentaux organisationnels, évoqués en introduction, qui vous apporteront la structure nécessaire pour gérer votre temps. Vous vous devez d’adopter une certaine flexibilité psychologique qui se réfère à la conscience de soi dans le moment présent, d’être attentif à l’ensemble de ses pensées et de ses émotions du moment de façon volontaire et sans jugement. 

Véritable processus cognitif complet pour :

·       Prendre pleinement conscience du moment présent dans une attitude d’ouverture objective et réaliste

·       Se permettre de s’observer pour se reconnecter à son essence profonde

·       Se détacher des pensées limitantes ou tout autre influence

·       Se donner les moyens d’agir en pleine cohérence selon ses objectifs et ses valeurs

 

Cette notion de flexibilité psychologique, que nous pouvons qualifier de flexibilité responsable, c’est répondre à ses obligations sans se négliger.  Il est primordial d’être attentif à votre discours intérieur. Personne ne vous connaît mieux que vous-même. Apprenez à écouter votre petite voix intérieure, pour apprendre identifier ses signaux d’anxiété ou de stress vous aide à les désamorcer. C’est vous donner les moyens de déterminer quand s’arrêter ou quand se pousser vous permet d’être plus efficaces.

C’est apprendre à s’autoriser à ponctuer son quotidien de petits plaisirs bien mérités peut être un catalyseur de motivation. S’accorder des petits interludes peuvent à eux seuls propulser votre productivité.

 

Gérer son temps, c’est gérer ses émotions. Le stress de performance émerge souvent d’une fausse perception d’infériorité. En tout temps, notamment lorsque la pression est forte, il est important de se rappeler ses objectifs et de se recentrer sur ce qui compte vraiment pour soi et non pour les autres. Un sentiment de bien-être en émerge et vos capacités s’en trouvent décuplées. Autrement dit, c’est vous mettre au cœur du processus afin de vous préserver et de garder en tête ce qui est important pour vous, en abandonnant les mauvaises habitudes d’évaluation comme la comparaison aux autres comme système de référence.

 

Vous seul savez ce qui est important et ce dont vous avez besoin en termes de temps et d’énergie pour atteindre vos objectifs, mener à bien vos engagements en pleine sérénité.

Si un aspect de votre vie exige plus qu’un autre pendant un certain temps, il faut agir être flexible et agir en conséquence, afin de redéfinir ses priorités plutôt que de tenter de tout empiler sans que rien n’y paraisse. L’essentiel c’est vous, votre équilibre et votre bien-être, rien d’autre. 

Peggy DYEVRE 

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