Révisons notre conjugaison : ranger. Travaillons le sujet de réflexion : la charge mentale

A l’heure des révisions, avant les traditionnels examens de fin d’année, il est temps de s’organiser et de structurer ses pensées autour de quelques sujets de fonds comme la grammaire pour se donner les moyens de correctement exprimer ses idées, puis des chiffres sur un sujet de fond sociétal.

 

Nous commencerons par de la conjugaison, que nous compléterons par une réflexion sur un sujet de fond contemporain : la charge mentale. Un planning de révisions dans le vent pour inviter à la légèreté, sans négliger la méthode.

 

1/ Conjugaison :

Ranger est un verbe d’action qui se conjugue au présent de l’indicatif. Un simple verbe qui transforme en profondeur. Il responsabilise, il engage.

 

Je range pour

  • Donner du sens à ce qui compose notre environnement, en trouvant une place pour chaque chose. C’est remettre ses idées au claire et se libérer l’esprit. Ce qui aura pour conséquence une pleine disponibilité pour se consacrer à des activités plus stimulantes qui nous plaisent. Si vous en doutiez encore, le rangement est le déclencheur de votre productivité et de votre créativité, n’en déplaise aux bordéliques…
  • Être plus apaisé, allégé, libre et tourné vers vos sources de plaisirs. Evidemment, vous savez ou sont les choses… Oubliez le  stress visuel oppressant occasionné par votre masse de possession, surabondance de formes et de couleurs.
  • Retrouver son énergie et diminuez le stress. Oubliez les séances quotidiennes ou fréquentes des recherches qui agacent et qui fatiguent, comme lorsque vous regardez l’accumulation qui vous dérange.
  • Retrouver votre confiance en vous. Vous serez fière de vous, car vous aurez été capable de reprendre le contrôle.
  • Retrouver des relations détendues avec les autres. Libéré du superflu vous renouez avec le plaisir de recevoir, de partager.

Le saviez-vous ? Une chambre rangée vous permet de retrouver un sommeil serein et apaisé. C’est un message que nous pouvons qualifier de « subliminal » : Mission accomplie, donc mérite du repos du guerrier.

A ce sujet, une étude scientifique, menée à l’université St Lawrence de New York (USA), a récemment conclut que dormir dans une chambre en désordre perturbe le sommeil ou la qualité d’endormissement et peut augmenter le stress, voir les troubles psychiques dans les cas les plus graves.

 

Tu ranges. Pour toi et uniquement pour toi. Pour te faire du bien.

Vous incarnerez le bien-être qui gère. Attention, cette démarche ne s’impose pas aux autres.

 

Il /elle/on range. Une action bénéfique pour soi qui peut stimuler les envies de se joindre à cette simple action de bien-être ou d’offrir une belle occasion de partages en famille, entre amis ou avec un professionnel du rangement. Ranger n’est pas ennuyeux, puisqu’il libère.

 

Nous rangeons. Se reporter à la définition précédente, l’union fait la force. N’hésitez pas à vous faire aider, à vous faire accompagner. Votre satisfaction est l’unique objectif de cette démarche.

 

Vous rangez. Combinaison du « je » et du « tu », car tout par de vous. A l’occasion de changements de vie : envie, travaux, déménagement, la famille s’agrandit, on change de saison, les enfants grandissent, séparation, deuil … Les occasions ne manquent pas. C’est votre choix, celui de composer le cadre aux dimensions qui vous conviennent.

 

Ils rangent. C’est un mouvement qui nous concerne tous quel que soit votre lieu, votre surface d’habitation et votre instant de vie concerné. C’est une utilité sociale pour trouver votre équilibre. C’est être et ne pas se réduire à paraître, engoncé dans vos possessions.

 

2/ « Le sujet : la charge mentale :

 

Sujet qui pourrait être introduit par la question suivante « Ranger est-elle une action genrée ? »

 

Spontanément ou selon votre milieu socio-culturel, vos expériences de vie et votre situation personnelle, vous prononcerez un « non » insurgé ou un « oui », peut-être accompagné d’un long soupir.

Malheureusement, cette seconde réaction est encore aujourd’hui la plus pertinente. De surcroit, la pandémie et les périodes de confinement ont engendré de grands bouleversements organisationnels personnels et professionnels, qui n’ont rien arrangé.

 

En effet, une enquête Harris interactive réalisée en avril 2020, juste après le premier confinement, démontre que cette inégalité de répartition des tâches au sein du foyer, dont le rangement est inclus, est encore très et trop présente.

Quelques points clés de cette étude :

  • Les Français indiquent consacrer personnellement en moyenne 2 heures et 22 minutes chaque jour aux tâches ménagères (rangement et nettoyage du logement, cuisine, linge et vaisselle, courses…). Sachant qu’il faut savoir ajuster selon la configuration du foyer : avec ou sans enfants, ainsi que l’âge des enfants …
  • Les femmes confirment assumer une charge plus importante que les hommes.
  • Une asymétrie persistante des perceptions de la façon dont les charges se répartissent dans le couple au sujet des tâches ménagères et éducatives au sein du foyer a été relevée.

Pourquoi est-ce que ces tâches reviennent toujours et encore aux femmes ?

 

Si vous prenez le temps d’écouter la plupart des éléments féminins autour de vous, il n’est pas rare d’entendre une femme parler de double journée, sous-entendu sa vie à la maison (situation qui s’accentue avec l’arrivée d’enfant(s)) et ma vie de femme active. Alors qu’aucune étude n’a démontré une prédisposition à la prise en charge de ces tâches ou une annotation comme « réservé » aux femmes.

 

Poursuivons la réflexion par l'analyse du dernier relevé de l’INSEE indiquant qu’en 2018, en France (hors Mayotte) 68,2 % des femmes de 15-64 ans participent au marché du travail contre 75,8 % des hommes de la même classe d'âge. Sachant que depuis quelques années, l’écart tend à se réduire de plus en plus.

 

Nous pouvons dire que cette charge mentale est une sorte de double peine que la femme supporte depuis qu’elles ont commencé à s’émanciper et revendiquer leur indépendance. Qu’en pensez-vous ?

 

Un premier volet de révision s’achève sur une question qui attend vos arguments ou réponses. Un débat ouvert pour réfléchir au sens que vous donnez à vos actions. D’un côté le verbe un verbe d’action ouvert à tous et de l’autre une pensée limitante. C’est à vous et surtout bonnes révisions !

Peggy DYEVRE 

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