Dressing seconde main, une tendance eco-friendly

Que vous l’appeliez marché de la seconde main ou marché de la fripe, nous assistons à un développement incroyable de ce nouveau mode de consommation. Ce phénomène dépasserait même le marché de la fast fashion en 2028. Incroyable !

En attendant 2028, d’après la plateforme américaine de vente en ligne de vêtements d’occasion ThredUp, ce marché pèsera 23 milliards 2023. Dépêchez-vous de vous mettre au goût du jour, une nouvelle tendance arrive, celle de louer ses vêtements du quotidien. Concentrons-nous aujourd’hui sur l’analyse du marché de la seconde main.

 

Selon une étude IFOP parut en 2019, 60% des Français ont acheté des vêtements de seconde main. Vous connaissez ou utilisez peut-être l’application Vinted. Selon Médiamétrie, elle enregistre pas moins d'1,5 million de visiteurs par mois.

 

Nous assistons à une véritable prise de conscience des conséquences environnementales et écologiques de nos comportements d’achats. C’est un marché inspirant a plein des niveaux. Commençons notre analyse de cette tendance éco-friendly, qui a du style et beaucoup d’atouts.

 

La fripe, c’est chic !

Il est loin le temps ou le marché de la fripe était réservé aux branchés ou aux personnes ayant peu de moyens. Ce mode de consommation a complètement changé d’image. Beaucoup de personnes s’enorgueillissent d’avoir trouvé une pièce vintage issue du marché de la seconde main, dans une boutique que seul les connaisseurs fréquentent.

 

Depuis plusieurs années, les initiatives pensées en faveur d'un mode plus verte inspirent beaucoup de créateurs. Le 18 juin dernier, la plateforme Isabell Marant Vintage a été lancée, même si ce n’est pas étonnant puisque c’est une créatrice connue pour ses engagements en faveur d'une mode responsable.

 

D’autres d’enseignes ont aussi élaboré des offres et enrichis leurs sites internet d’onglets comme :

  • Promod « promod for good »
  • Cyrillus « seconde histoire »
  • Kiabi, La Redoute « seconde main »
  • Bocage « comme neuves »
  • Etc…

 

La fripe, c’est branché !

Plébiscité par les 18-24 ans, ce marché a su s’implanter par le biais des réseaux sociaux pour faciliter l’achat d’un seul coup de pouce.

Néanmoins, les applications ou plateformes réservés à ce type d’offres ont vu leurs taux de fréquentation d’après plusieurs observations de cabinet d’étude des performances, augmentant les tranches d’âges et diversifiant les profils d’acheteurs.

Il est clair que l’effet des fermetures de nos boutiques et centres commerciaux en raison de la pandémie ont influencé ce phénomène.

 

Néanmoins, il ne serait pas étonnant de  voir fleurir dans nos boutiques préférées des espaces réservés au produits de seconde main d’ici peu. C’est tout au moins un vœux exprimé par 51% des français d’après une étude du cabinet Kantar parue fin 2020, la clientèle appréciant de toucher les vêtements avant de réaliser un achat.

 

La fripe, c’est bon pour la planète et pour votre porte-monnaie !

  • Acheteur ou vendeur, vous serez toujours gagnant.
  • Vous vendez, vous gagnez de l’argent.
  • Vous achetez moins cher.
  • Vous êtes stylés tout en resto eco-friendly.
  • Vous passez par une marque, vous aurez un bon d’achat.

 

La fripe, c’est amusant !

Vous devenez un chineur. Vous êtes investis d’une sorte de « mission » qui consisterait à débusquer la bonne et exceptionnelle affaire, qui rendra votre style unique, comme vous. Le plaisir, sans conséquences désastreuses pour votre budget, avec une conscience eco- responsable.

 

La fripe, stimule votre créativité !

Certains vêtements peuvent demander quelques retouches ou customisation, afin de les rendre plus contemporains, plus stylés. Couture, teinture, etc … Ce sera à vous d’être le styliste de votre garde-robe.

 

La fripe a néanmoins ses règles ! Les connaissez-vous ? 

Pour commencer, il est important de ne pas confondre vintage et démodé.

Dans le dictionnaire Larousse, le mot vintage est défini de la façon suivante :

o   nom masculin anglais pour désigner un grand cru de Porto ou de champagne.

o   Adjectif invariable. Se dit de vêtements, d'accessoires de mode ou objets qui datent d'une époque relativement ancienne.

Si nous faisons la synthèse de ces deux définitions, nous pouvons définir que le vêtement ou l’accessoire datent d'une époque relativement ancienne, ayant un certain style et de bonne qualité.

 

Alors que le mot démodé se définit, un peu brutalement : qui n’est plus à la mode.

 

Je vais vous dévoiler les piliers de la mode vintage :

  • la qualité : s’agissant généralement de produits faits main ou avec des matières premières de première qualité,
  • l’exclusivité : ce sont souvent des produits ayant été fabriqués en petites quantités,
  • l’histoire par sa signature,
  • le style, associé au goût raffiné et au luxe.

 

Maintenant que vous savez tout. Hésitez-vous encore ? Si vous êtes convaincus, vous pouvez arrêter la lecture de cet article. Sinon, poursuivez.

 

Permettez- moi de vous rappeler que l’industrie de la mode est malheureusement l’une des plus polluantes au monde, sans oublier l’exploitation humaine qui découle de cette industrie.

C’est un véritable désastre écologique et humain, surtout si elle est issue du circuit de la fast-fashion.

Les vêtements sont généralement fabriqués avec de précieuses ressources naturelles parfois non renouvelables, puis traités outrageusement aux produits chimiques, colorants et autres produits peu réjouissants par des personnes non protégées.

L’industrie de la mode est aussi à l’origine de 20% des eaux usées mondiales et de 10% des émissions de carbone.

Pour vous donner un exemple concret et de source fiable : un rapport de l’ONU a révélé qu’il faudrait 7500 litres d’eau pour faire un jean, soit l’équivalent de ce que boit un être humain pendant sept ans.

Sans parler de la monstrueuse  production de déchets, qui s’élèverait à 80 milliards d’habits produits par an. En cause, les collections de certaines enseignes renouvelées continuellement et que la plupart des invendus ne se recyclent pas. Les marques préfèrent alors détruire leurs productions. Là encore, les récents confinements n’ont rien arrangé. La production était beaucoup trop importante par rapport aux besoins ou aux possibilités d’achats.

 

A présent, il va falloir alimenter ce marché de la seconde main ou de la fripe. Il va falloir trier vos dressings. Mais là c’est un autre sujet.

Peggy DYEVRE 

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